Le Prix du Public fête l’ouverture du PriMed 2025 samedi 29 décembre à partir de 10h30 à la bibliothèque l’Alcazar, salle de conférence. Consacrée aux courts documentaires méditerranéens, cette catégorie offre au public la possibilité de visionner une sélection de films de moins de 30 minutes et de voter pour celui qui les aura le plus marqués. Un dispositif simple, ouvert et participatif, qui donne une place centrale au regard des spectateurs.
La compétition réunit cinq courts documentaires, issus de différentes rives et sensibilités. Chacun aborde un thème ancré dans la Méditerranée, qu’il soit social, intime, symbolique ou territorial.
• I Believe the Portrait Saved Me (JE CROIS QUE LE PORTRAIT M’A SAUVÉ) – Alban Muja (Kosovo) – 10 min
Vingt-cinq ans après son enlèvement pendant la guerre du Kosovo, le peintre Skender Muja raconte sa survie. Alors que lui et de nombreux Albanais tentaient de fuir le Kosovo, ils ont été capturés et détenus dans une école. Lors de leur séquestration, ils ont dû faire face à la peur d’un destin incertain.
• La Nuit de tous les mots – Dana Drazic (France) – 24 min
Deux bénévoles d’une ligne d’écoute accueillent les paroles de personnes en détresse émotionnelle ou confrontées à la solitude. Entre échanges sincères et écoute attentive, elles offrent un espace de réconfort au cœur de la nuit.
• Snake Hill (LA COLLINE AUX SERPENTS) – Joëlle Abou Chabké (Liban) – 25 min
Joëlle, cinéaste, retourne dans son pays natal avec son mari Melhem pour lancer un projet de permaculture. Avec l’aide de leur ami herpétologiste Rami, ils partent à la recherche des serpents vivant sur leur terrain. Très vite, ils s’interrogent sur l’impact des pesticides utilisés par leurs voisins.
• Transalpin – Clara Nicolas & Léo Gatinot (France) – 21 min
À la frontière franco-italienne, un tunnelier perce la montagne et assèche ruisseaux et fontaines sur son passage. Au cœur des sommets enneigés et des vallées, la colère des villages résonne.
• Who Loves the Sun – Arshia Shakiba (Canada) – 20 min
Dans le nord d’une Syrie ravagée par la guerre, Who Loves the Sun nous plonge dans l’univers post-apocalyptique et sombre des raffineries de pétrole improvisées. Mahmood, une figure importante dans ces opérations, doit naviguer à travers des conditions de travail difficiles et des dynamiques locales complexes.
Un prix qui valorise l’implication du public
Le Prix du Public se distingue des autres distinctions du festival : il repose exclusivement sur le vote des spectateurs présents aux projections. Ce format participatif permet de valoriser des films souvent très personnels, qui concentrent en quelques minutes un récit, un regard et une interprétation du monde méditerranéen.




