L'héritage de Franco En direct du PriMed

L’HÉRITAGE DE FRANCO, LES ENFANTS VOLÉS D’ESPAGNE

70 minutes, 2016
Réalisation : Inga BREMER (Allemagne)
Production : Soilfilms, BR Bayerischer Rundfunk, Arte (Allemagne)

Comment se construire, lorsqu’on s’est fait voler son identité et son passé ?
À la mort de son père adoptif, Alicia découvre qu’elle a été vendue à la naissance par sa mère biologique. Elle fait appel à Jaume, expert scientifique pour la police. Armé des prélèvements ADN de la jeune femme, Jaume parcourt l’Espagne sur les traces de ces enfants enlevés à des familles républicaines à l’époque franquiste – leur nombre est estimé à plus de 30 000, mais ce chiffre semble sous-évalué. Ce trafic s’est poursuivi jusque dans les années 1980, et a rapporté à certains de véritables fortunes.
Un documentaire sur une sordide affaire d’État encore taboue, et sur un combat contre la loi du silence.


Inga BREMER est née en Allemagne en 1980.
Après avoir voyagé à l’étranger, elle a commencé des études à l’école d’art dramatique de Cologne pour ensuite rejoindre l’Académie de cinéma de Baden-Wuerttemberg où elle est devenue réalisatrice en 2004.
Pour son film « Goodbye Kutti », elle a été nommée au Prix allemand des droits de l’homme en 2010. Après une année d’études à l’Ecole internationale de cinéma de Cuba, elle a réalisé le film « Perfect Girls », financé par MFG Baden-Wuerttemberg.
Inga fait partie des quatre fondateurs de la société de production Soilfilms, avec laquelle elle produit et réalise des documentaires, des publicités et des films de fiction.

Born_in_Syria_ En direct du PriMed

NÉ EN SYRIE

86 minutes, 2016
Réalisation : Hernán ZIN (Argentine)
Production : La Claqueta PC (Espagne), Contramedia Films (Espagne), Final Cut For Real (Danemark)

Depuis le début de la guerre civile en Syrie en 2011, environ 9 millions de Syriens ont quitté leur terre. Parmi eux, la moitié sont des enfants.
Filmé en 4K et avec une bande originale composée par Gabriel Yared, le documentaire « Né en Syrie » suit le chemin de sept jeunes enfants pendant un an. À travers leur regard, nous partageons leur vie, depuis la fuite de Syrie, en passant par les camps de réfugiés au Moyen-Orient, jusqu’à leur arrivée vers la terre promise, l’Europe. Et puis nous continuons de les suivre pendant leurs six premiers mois en Europe… Ce film est un témoignage unique de l’expérience des réfugiés.

 


Hernán ZIN est né à Buenos Aires en 1971.
Après avoir suivi des études en relations internationales, il a passé ces vingt dernières années à voyager partout dans le monde, réalisant des documentaires et écrivant des articles et des livres.
Comme réalisateur, il a à son actif plusieurs films documentaires, parmi lesquels : « I want to be Messi » (2013), « Born in Gaza » (2014) et « 10 años con Bebe » (2016).

if i close my eyes rai3 En direct du PriMed

IF I CLOSE MY EYES

54 minutes, 2016
Réalisation et Production : Francesca MANNOCCHI et Alessio ROMENZI (Italie)

Le Liban, avec ses 4 millions d’habitants, accueille environ 1,2 millions de réfugiés syriens. Des chiffres bien humiliants pour l’Europe qui, avec ses 500 millions d’habitants, est en perpétuelle bagarre pour en accueillir 1 million, et voit dans l’immigration une menace plutôt qu’une opportunité.
« If I close my eyes » nous parle de la vie des réfugiés syriens au Liban et surtout nous présente des histoires d’enfants que le système scolaire libanais ne peut pas accueillir. Près de 300 000 enfants – qui gardent le terrible souvenir de la guerre – seront exclus du système scolaire. Que vont-ils devenir ? Seront-ils obligés de travailler pour quelques dollars par jour, ou sera-t-on capable de leur offrir un avenir ? La génération des enfants réfugiés est en train de perdre l’un de ses droits fondamentaux : le droit à l’éducation et aux études.


Journaliste italienne, Francesca MANNOCCHI écrit pour divers magazines et émissions télévisées italiens et internationaux, notamment L’Espresso, Al Jazeera, MiddleEastEye, RAI 3 et SkyTg24. Son travail porte essentiellement sur les migrations et les zones de conflits. Ces dernières années, elle a travaillé en Tunisie, en Égypte, dans les Balkans, en Irak, en Libye, en Turquie et au Liban. En 2015 elle a remporté le Prix Franco Giustolisi pour une enquête sur le trafic de migrants et sur les prisons en Libye, et en 2016 le Prix Premiolino, prix italien du journalisme.

Alessio ROMENZI est un photographe italien qui a grandi dans un petit village des Apennins. Il a travaillé comme technicien en génie climatique et comme forgeron avant de s’installer au Moyen-Orient pour couvrir le printemps arabe dès ses débuts, en particulier en Égypte et en Libye. Il s’est par la suite intéressé à la Syrie. Son travail a été récompensé par l’UNICEF (Photo de l’année) et deux fois par le World Press Photo et le Picture of the Year International. Les photos d’Alessio sont régulièrement publiées dans les grands magazines internationaux et reprises par les organisations humanitaires internationales.